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Jean Louis CLADE - MEDECINS, MEDECINES ET SUPERSTITIONS DANS LA FRANCHE-COMTÉ D'AUTREFOISMEDECINS, MEDECINES ET SUPERSTITIONS
DANS LA FRANCHE-COMTÉ D'AUTREFOIS

 

Éditeur : Cabédita
Prix : 25,50€
Nombre de pages : 215 pages
Années : 1992 / 2003

 

Cet ouvrage retrace l'histoire  de la médecine  en Franche-Comté et dans le pays de Montbéliard, au travers des diverses étapes qui ont permis à la science médicale de progresser. Il évoque la formation des médecins dans le cadre strict de la Faculté, puis celle des chirurgiens, des sages-femmes et des apothicaires.

Guérisseurs, rebouteurs, "barreurs" ou sorciers de tout poil ne sont pas oubliés à qui s'adressent les malades que la science n'a pu soigner.

"Hommes de bonne volonté" et "charlatans" se livrent une guerre sans merci, les premiers essayant de soulager les souffrances et de guérir, les seconds abusant de la pratique de leurs recettes magiques.

Puisse le lecteur se divertir... ou s'épouvanter en découvrant les innombrables formules, recettes, drogues, substances, onguents ou autres potions magiques et merveilleuses dont l'auteur dévoile les secrets ou les pouvoirs.

Jean-Louis Clade, historien, auteur de nombreux ouvrages sur la Franche-Comté, mène une enquête sérieuse sur la médecine "officielle" vouée à "faire le plus de bien possible et le moins de mal possible" et sur la médecine dite populaire avec ses démarches parfois étranges et ses superstitions.

 

Jean Louis CLADE - MEDECINS, MEDECINES ET SUPERSTITIONS DANS LA FRANCHE-COMTÉ D'AUTREFOIS

 

Extraits

...L'intérêt porté à la chirurgie allait mettre en évidence la nécessité d'une science des accouchements. Le 26 août 1772 débutèrent à Besançon les cours de Mme Du Coudray, "maîtresse sage-femme de la Maternité de Paris, brevetée du Roi ", qui effectuait une "tournée formation" à travers la France. Elle était chargée par le gouvernement de l'instruction des matrones. Elle utilisait une " machine ", appelée aussi "mannequin" pour les démonstrations. Bien des communautés furent intéressées et y envoyèrent leur matrone, prenant tous les frais à leur charge, mais les villageois se montrèrent réticents quand on leur proposa d'acquérir le fameux "mannequin" pour 200 livres. Les cours s'achevèrent le 24 octobre de la même année.

Théoriquement les villes devaient, avec la participation des chirurgiens, assurer la relève. Hormis quelques éphémères tentatives, comme à Lons-Le-Saunier avec le sieur Clavelin ou à Saint-Claude avec le chirurgien David, les cours ne furent pas dispensés par manque de moyens financiers. En revanche, à Besançon, ils sont assurés par le roffesseur Anatole-François Nédey (1730-1794), puis par Antoine Monnot (1765-1820). En 1771, à Montbéliard, le docteur Berdot sollicite l'ouverture d'une école d'accouchement ...

 

Jean Louis CLADE - MEDECINS, MEDECINES ET SUPERSTITIONS DANS LA FRANCHE-COMTÉ D'AUTREFOIS

 

"...Soixante-quatre cabines, de la troisième à la première classe, pouvaient accueillir les malades. La salle d'hydrothérapie dispensait bains de vapeur, bain russe et bain maure. Salle de pulvérisation, salle d'électrothérapie statique, galvanique et faradique, salle pour l'aérothérapie offraient leurs services sous contrôle de deux cabinets médicaux. Enfin s'ajoutaient une salle de gymnastique et des cabinets de massage. Outre les locaux nécessaires à la maintenance, comme les lingeries, les buanderies, les installations techniques, tout avait été prévu pour le bien-être des malades : dans le hall, ceux-ci trouvaient une pâtisserie, des journaux, des souvenirs, une buvette et même une laiterie qui proposait du lait de Mamirolle."

(Extrait de Besançon autrefois par Jean-Pierre Gavignet et Lyonel Estavoyer, éd Horvath, 1989)

 

A Besançon-les-Bains, les eaux de la Mouillère soignaient les lymphatiques et les scrofuleux, les affections osseuses et articulaires, les maladies nerveuses, certaines "affections de femmes" (métrites, salpingites, fibromes, stérilité ...) et les anémies ...

 

Jean Louis CLADE - MEDECINS, MEDECINES ET SUPERSTITIONS DANS LA FRANCHE-COMTÉ D'AUTREFOIS

 

...Les feuilles d'ophioglosse ou langue de serpent (plante archaïque, voisine des prêles et des fougères) permettaient la confection d'une liqueur ou baume que les gens de la campagne appliquaient efficacement sur les plaies. Les Bisontins négligeaient ce médicament, dit l'auteur, alors que cette plante abondait du côté de Palente (lieudit Bisontin)

Le meilleur remède contre les écrouelles, à défaut d'un roi à portée de main, était le souci sauvage (hyernacium) qui poussait aux environs de Besançon. La piloselle (hyernacium piloselle ), employée en médecine rurale contre le "flux" de ventre, les hémorragies passives, la gravelle, l'hydropisie, est reconnue actuellement pour ses propriétés diurétiques ; elle contient un principe actif à action antibiotique qui agirait efficacement sur la fièvre de Malte ...

...Autre élixir de longue vie, celui du docteur Yernest, médecin suédois, mort d'une chute de cheval à 144 ans ! Ce secret, détenu depuis des siècles par sa famille, avait permis à son aïeul de vivre 130 ans et à son père 112 ans. Cet élixir était facile à composer et coûtait peu : "Une once et un gros d'aloès succotrin, un gros de zéodaire, un gros de gentiane, un gros du meilleur safran, un gros de rhubarbe fine, un gros d'agaric blanc, un gros de thériaque de Venise ; mettez-en poudre et passez au tamis les six premières drogues, après quoi mettez-les dans une bouteille de gros verre avec la thériaque ; jetez dessus une pinte de bonne eau-de-vie ; bouchez bien cette bouteille d'un parchemin mouillé ; quand il sera sec, piquez-le de plusieurs petits trous d'épingle, afin que la fermentation ne casse pas la bouteille ; mettez-la à l'ombre pendant neuf jours ; ayez soin de la bien remuer matin et soir, pour mêlez lez drogues ; le dixième jour, sans remuer la bouteille, coulez doucement l'infusion dans une autre tant qu'elle sortira claire, et bouchez bien avec du linge cette colature ; puis mettez sur vos drogues une deuxième pinte d'eau-de-vie, que vous laisserez encore pendant neuf jours bien bouchée comme l'autre, et remuez-la de même ; on coulera aussi au dixième jour, et quand on s'apercevra que la liqueur se brouille, on mettra du coton dans l'entonnoir et on la filtrera à plusieurs reprises, s'il le faut, pour l'avoir claire ; on aura attention de mettre un linge sur l'entonnoir, afin que la liqueur ne s'évapore point ; on mêlera les deux infusions ensemble, et on les serrera dans des bouteilles bien bouchées ; on pourra s'en servir dès le premier jour ; avec l'usage journalier de ce remède, on vit longtemps sain, sans avoir besoin de saignée ni autres médicamens."...

...Lorsqu'un coq chantait avant minuit ou s'il pondait un oeuf, ou si une poule chantait comme un coq, c'était signe de mort dans la maison, sauf si l'on tuait à l'instant le coq ou la poule pour conjurer le sort. Et l'on disait :

" Poule qui chante,
Prêtre qui danse,
Fille qui s'enivre,
Ne sont pas dignes de vivre "

En revanche, pour certains, un coq noir ou un chat noir portaient bonheur. Si dans une maison on ne pouvait pour une quelconque raison garder de tels animaux, c'est qu'elle était maudite ... Une telle superstition n'avait-elle pas pour but de conjurer le sort ? En effet, la plupart des gens, et pas seulement en Franche-Comté, craignaient le chat noir. Au Moyen- Age, on en brûla comme sorcier un si grand nombre que, dit-on, Dieu dans sa grande bonté les marqua, en quelque endroit du pelage, d'une tache blanche qu'on appela le "doigt de Dieu ". Le chat noir qui portait cette marque était alors épargné par la justice des hommes ...

 

Rééditions

Jean Louis CLADE - MEDECINS, MEDECINES ET SUPERSTITIONS DANS LA FRANCHE-COMTÉ D'AUTREFOIS

                                                                 2003                                                            1992

 

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